J’ai découvert Adel Fugazi grâce l’émission de la première saison de l’émission Comedy Class1 animée par les comédiens et humoristes Eric et Ramzy.
Dans ce programme, de futurs talents de l’humour – et du stand-up en particulier – ont l’occasion d’être mis en lumière et de se faire connaître. Accompagnés d’invités d’exception, tels que Florence Foresti, les castings ont eu lieu dans différentes villes de France (Paris, Nantes, Marseille, Lyon) mais aussi à Bruxelles, avant de retrouver les huit finalistes sous l’œil critique et le rire irrésistible de Jean-Pascal Zadi.

Délicieusement drôle
Avec ce genre d’émissions, il arrive que l’on fasse de belles découvertes et que notre sensibilité se tourne naturellement vers tel ou tel candidat. Eh bien, pour moi, Adel Fugazi a très vite fait partie de mes coups de cœur absolu. La scène : c’est son aire de jeux. Il est à l’aise, posé, tranquille et simple. Il sait capter le public. Il joue avec lui et et se moque de lui-même. J’ai littéralement pleuré de rire sur son sketch sur les fruits de mer2 -Du génie ! Quel génie ! Ce garçon a l’humour singulier et si attachant. Je le voyais déjà en haut de la liste et grand gagnant de cette saison 01. Mais non…

Qu’à cela ne tienne, je me suis promis d’aller voir son spectacle. J’y suis même allée toute seule lors de son passage à la salle Comédie du Mans3.
Son ami et complice Patrick Douglas4 nous a mis dans l’ambiance en assurant la première partie : son sketch sur l’aéroport sent le vécu — c’est hilarant !
Ensuite, pendant un peu plus d’une heure, Adel Fugazi nous a fait entrer dans son univers. Et quel univers ! C’est absurde et tellement fin à la fois. Il installe un fil conducteur du début à la fin et on ne voit pas le temps passer. Le spectacle est vraiment bien construit. C’est du gâteau — vous comprendrez si vous voyez le spectacle et ça se boit comme du petit lait.
De la Courneuve à la cour des Grands
Cet humoriste est brillant et a un bel avenir. Son regard et les situations « banales » qu’il raconte invite à re-voir le monde avec des yeux d’enfants : tout peut être source d’étonnement voire émerveillement. Il me fait penser à de grands noms comme Pierre Desproges ou Raymond Devos, car il joue avec les mots. Et moi, j’adore ça. Adel Fugazi est un trentenaire originaire de La Courneuve. Après des études de droit public, il a été poussé par son ami Patrick à prendre des cours de stand-up. Il est ensuite devenu membre de la troupe du Jamel Comedy Club, avant de participer au Festival de Montreux. Tout cela a donc semé les graines de son spectacle Pause.

Pause : la vie d’Adel dans notre monde de fous
Résultat : à la fin du spectacle, j’avais l’impression de sortir d’une séance d’abdos tellement j’ai ri !
Comme je le disais plus haut, Adel Fugazi aime jouer avec le public, la scène est son aire de jeux préférée. Au Mans, il n’a sans doute pas eu les échanges qu’il espérait, car nous sommes restés relativement sages — trop bien éduqués à écouter les spectacles plutôt qu’à les perturber. Qu’il ne nous en veuille pas : en Province, si on vient, c’est qu’on aime ! Et on sait que le spectacle vivant doit rester vivant.
Il faut aller au spectacle : c’est autre chose que d’être seul devant son écran. Nous avons beaucoup ri ensemble dans une salle pleine au Mans. Un vrai moment de pause que je vous recommande vivement !
Voilà, j’avais vraiment envie de consacrer un article à Adel Fugazi, car il me tient à cœur de partager celles et ceux qui illuminent mon quotidien.
Mon seul regret : ne pas l’avoir découvert plus tôt !
Dorénavant, j’éprouve un vrai bonheur à le suivre sur les réseaux sociaux et à écouter ses chroniques sur Radio Nova, dans Les Grands Remplaçants.
Merci Adel Fugazi, et bonne continuation !